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HACCP brasserie : guide complet pour votre Plan de Maîtrise Sanitaire

Le guide HACCP appliqué à votre métier de brasserie — et comment générer rapidement votre PMS.

✓ 49 € one-shot ✓ 9 minutes ✓ Conforme CE 852/2004

Le mot « brasserie » recouvre deux métiers que la réglementation ne traite pas de la même façon : l'établissement qui fabrique et conditionne de la bière (microbrasserie, brasserie artisanale, ferme-brasserie) et le restaurant-brasserie qui sert des plats en service continu. Les deux sont des exploitants du secteur alimentaire au sens du règlement (CE) n° 852/2004, les deux doivent tenir un Plan de Maîtrise Sanitaire fondé sur les principes HACCP. Mais les dangers, les points critiques et les enregistrements administratifs n'ont rien de commun. Ce guide traite les deux activités séparément.

Vous produisez de la bière

Microbrasserie, brasserie artisanale, brasseur à la ferme. Vos dangers réels : la fenêtre du moût, les résidus de nettoyage CIP et le conditionnement.

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Vous servez en salle

Restaurant-brasserie, bistrot, taverne. Vos dangers réels : la chaîne du froid, les barèmes de cuisson et l'hygiène des lignes de tirage.

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PDF de 9 sections conforme CE 852/2004 — structure type d'un PMS pour restaurant. À compléter avec les données de votre établissement.

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Pourquoi la méthode HACCP est-elle obligatoire en brasserie ?

L'article 5 du règlement (CE) n° 852/2004 impose à tout exploitant du secteur alimentaire de mettre en place, d'appliquer et de maintenir des procédures permanentes fondées sur les principes HACCP. Ce n'est pas une certification, ni une option : c'est une obligation de résultat. Vous choisissez vos moyens, mais vous devez prouver que vos produits sont sûrs. La preuve, c'est le PMS.

Le cadre réglementaire et le Paquet Hygiène pour les brasseurs

Une brasserie de production mobilise un corpus plus large que la seule restauration, parce qu'elle fabrique, emballe, étiquette et parfois valorise des coproduits.

Texte Ce qu'il vous impose concrètement
CE 178/2002Traçabilité amont et aval (art. 18), procédure de retrait/rappel (art. 19), responsabilité de l'exploitant.
CE 852/2004Bonnes pratiques d'hygiène (annexe II) + procédures fondées sur l'HACCP (art. 5) + enregistrement de l'établissement (art. 6).
UE 1169/2011 (INCO)Déclaration des allergènes, dénomination, TAV, date de durabilité minimale, mentions obligatoires.
CE 1935/2004Matériaux au contact : bouteilles, capsules, joints, tuyaux. Déclaration de conformité à exiger du fournisseur.
UE 528/2012Désinfectants : uniquement des biocides autorisés en TP4 (contact denrées alimentaires).
CE 183/2005Cession des drêches en alimentation animale : enregistrement obligatoire comme opérateur du secteur.
UE 2023/915Teneurs maximales en contaminants, dont les mycotoxines des céréales (DON, ochratoxine A) présentes dans le malt.
Arrêté du 8 septembre 1999Produits de nettoyage autorisés au contact des matériaux destinés aux denrées alimentaires.

Deux précisions qui économisent des heures de recherche. Premièrement, l'agrément sanitaire du règlement (CE) n° 853/2004 ne vous concerne pas : la bière n'est pas une denrée d'origine animale. Deuxièmement, la déclaration douanière (statut d'entrepositaire agréé auprès de la DGDDI, numéro d'accise) est une obligation fiscale distincte : elle ne vaut pas enregistrement sanitaire et ne dispense d'aucune obligation HACCP.

Les risques de sanctions lors d'un contrôle de la DDPP / DGCCRF

Une enquête de la DGCCRF auprès des brasseurs dresse un constat sans ambiguïté : l'hygiène des locaux est globalement satisfaisante, mais le guide de bonnes pratiques sectoriel reste largement méconnu, très peu de micro-brasseurs pratiquent des autocontrôles sur leurs matières premières ou leurs produits finis, et la traçabilité est le plus souvent incomplète. Autrement dit : ce n'est pas la propreté qui pose problème lors des contrôles, c'est l'absence de preuve écrite.

Les suites d'un contrôle sont graduées : avertissement et rappel à la loi, mise en demeure avec délai de mise en conformité, fermeture administrative par arrêté préfectoral, puis poursuites pénales pouvant atteindre deux ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende pour une personne morale. Le résultat de l'inspection est en outre publié sur la plateforme Alim'confiance.

Un contrôle DDPP se solde rarement par une sanction pour un défaut d'hygiène visible. Il se solde par une mise en demeure pour PMS absent, incomplet ou générique. Le document est la première chose demandée, avant même la visite des locaux.
02

Les dangers sanitaires spécifiques à la fabrication de la bière

C'est le point que la plupart des articles sur le HACCP microbrasserie ratent complètement : ils recopient l'analyse des dangers de la restauration. Or la bière est un produit à part, et transposer une liste de pathogènes de cuisine dans un PMS de brasserie signale immédiatement à l'inspecteur que l'analyse n'a pas été faite.

Les risques microbiologiques (bactéries lactiques, levures sauvages)

La bière finie est un milieu hostile aux pathogènes humains. Quatre barrières se cumulent : un pH acide (généralement 3,8 à 4,6), l'éthanol, les iso-alpha-acides du houblon qui inhibent les bactéries Gram positif, et un milieu anaérobie saturé en CO2, pauvre en nutriments assimilables. Salmonella, Listeria monocytogenes ou E. coli n'y survivent pas.

Ce qui se développe réellement, c'est la flore d'altération : Lactobacillus brevis, Pediococcus damnosus, les levures sauvages du genre Brettanomyces, ainsi que Pectinatus et Megasphaera dans les bières faiblement oxygénées. Elle n'empoisonne personne, mais elle acidifie, trouble, produit des faux-goûts et provoque des refermentations incontrôlées — lesquelles créent, elles, un vrai danger physique par surpression et éclatement de bouteille.

La véritable fenêtre de vulnérabilité microbiologique se situe avant la fermentation. Le moût sortant de l'ébullition présente un pH de 5,2 à 5,4, une richesse en sucres fermentescibles et aucune protection alcoolique : c'est un bouillon de culture. La période entre la fin d'ébullition et l'établissement franc de la fermentation est le moment où tout se joue.

Cas particulier à traiter séparément dans votre analyse : les bières sans alcool ou titrant moins de 1,2 % vol. Les barrières protectrices s'effondrent, les pathogènes peuvent survivre, et un traitement assainissant (pasteurisation ou filtration stérilisante) devient une nécessité sanitaire et non un choix qualité.

Les dangers chimiques (résidus de produits de nettoyage des cuves)

En brasserie, le danger chimique prime sur le danger biologique. Par ordre de criticité réelle :

  • Résidus de soude et d'acide du circuit CIP : le risque n° 1. Un rinçage incomplet d'un échangeur ou d'une cuve envoie de la soude caustique dans le brassin.
  • Mycotoxines du malt (déoxynivalénol, ochratoxine A) : maîtrisées par le cahier des charges fournisseur et les certificats d'analyse, pas par un autocontrôle interne.
  • Résidus de pesticides sur le houblon et l'orge, avec la même mesure de maîtrise documentaire.
  • Migration métallique sur inox mal passivé ou soumis à des cycles acides trop concentrés.
  • Allergènes : c'est ici que les brasseurs se font le plus souvent reprendre.

Sur les allergènes précisément : les boissons titrant plus de 1,2 % vol sont dispensées de liste d'ingrédients complète, mais pas de la déclaration des allergènes. Le gluten issu du malt d'orge, de blé ou de seigle doit apparaître. Et il ne faut pas oublier les auxiliaires technologiques : la colle de poisson (isinglass) introduit un allergène « poisson », la caséine un allergène « lait », le lactose d'une milk stout également, sans compter les sulfites au-delà de 10 mg/L et les ajouts de fruits à coque ou de sésame.

La sécurité du personnel : gestion du CO2 et des risques physiques

La fermentation libère un volume considérable de dioxyde de carbone. Plus dense que l'air, il s'accumule dans les points bas : caves de fermentation, fosses, cuves à l'arrêt. L'asphyxie survient sans signe d'alerte olfactif. La valeur limite d'exposition professionnelle sur 8 heures retenue en France est de 5 000 ppm. Les mesures attendues : détection fixe avec alarme sonore, ventilation basse mécanisée, procédure d'entrée en espace confiné (permis de travail, surveillance extérieure, harnais) et interdiction formelle du travail isolé en cave de fermentation.

S'y ajoutent les risques mécaniques : bouteilles et fûts sous pression, brûlures chimiques à la manipulation de la soude concentrée, et bris de verre à l'embouteillage. Ce dernier point relève directement du PMS et impose une procédure écrite : périmètre d'isolement défini en nombre de bouteilles de part et d'autre du bris, destruction, enregistrement dans un registre dédié.

03

Les étapes clés du brassage à sécuriser (HACCP)

Réception et stockage des matières premières (malt, houblon, levures)

Le malt s'achète sous cahier des charges couvrant mycotoxines, pesticides et corps étrangers. Il se stocke sur palettes hors sol, en local sec (hygrométrie maîtrisée), sacs intègres, avec un plan de lutte contre les insectes de denrées stockées. Le houblon en pellets se conserve sous vide et au froid pour préserver ses propriétés antiseptiques. Les levures exigent une chaîne du froid entre 0 et 4 °C, un suivi de DLUO et un contrôle de viabilité avant ensemencement.

L'eau de brassage relève du code de la santé publique. Attention aux traitements internes : un filtre à charbon actif mal entretenu devient un réacteur microbiologique et non un dispositif de purification.

De l'empâtage à la cuisson du moût

L'empâtage se déroule entre 62 et 72 °C. Ces températures ne sont pas assainissantes et favorisent au contraire les germes thermophiles : la durée doit être maîtrisée. Le rinçage des drêches ne dépasse pas 75-78 °C. L'ébullition du moût constitue l'unique étape réellement assainissante du process : 60 à 90 minutes à 100 °C détruisent les formes végétatives. Elle ne détruit pas les spores, mais celles-ci ne germeront pas dans un milieu qui deviendra acide et alcoolisé.

Le refroidissement rapide du moût est le point le plus sous-estimé de toute la chaîne. L'échangeur à plaques est la première source de contamination d'une brasserie artisanale : joints, canaux étroits, difficulté de contrôle visuel. Il doit être nettoyé en CIP et désinfecté avant chaque brassin, et l'oxygénation du moût se fait obligatoirement à l'air filtré stérile.

Fermentation, garde et conditionnement (bouteilles et fûts)

La chute de pH de 5,2 vers 4,2-4,5 dans les 24 à 48 premières heures est votre barrière naturelle. Une fermentation qui démarre lentement prolonge la fenêtre de vulnérabilité : le suivi densité, pH et température n'est pas un contrôle qualité, c'est un contrôle sanitaire. Vient ensuite la garde à basse température, puis le conditionnement, où se produit la majorité des contaminations.

La refermentation en bouteille mérite un traitement à part. Un surdosage de sucre de refermentation génère une pression supérieure à la résistance de l'emballage : la bouteille éclate. C'est un danger physique documenté, à maîtriser par une pesée précise, une homogénéisation du moût de refermentation et un échantillon témoin placé en étuve avant libération du lot.

04

Les Points Critiques (CCP) à maîtriser absolument en brasserie

Point critique Limite critique Surveillance Action corrective
Ébullition du moût100 °C pendant 60 min minimumSonde cuve + chronomètre, enregistrement par brassinProlongation de l'ébullition ou destruction du brassin
Refroidissement et ensemencementDescente sans palier prolongé, ensemencement dans l'heureT° sortie échangeur + horodatage de l'ensemencementRé-ébullition si délai dépassé, sinon destruction
Rinçage final du CIPpH de l'eau de rinçage revenu à celui du réseau (± 0,5 pt)Mesure pH ou conductivité en fin de cycle, fiche CIP signéeRinçage complémentaire et blocage de la cuve
Pasteurisation ou filtrationBarème validé (tunnel en unités de pasteurisation, ou flash 72 °C / 30 s) ; membrane 0,45 µmEnregistreur temps-température, test d'intégrité de membraneRetraitement ou déclassement du lot
Bières < 1,2 % volTraitement assainissant obligatoire, sans exceptionEnregistrement du barème + analyse microbiologique libératoireDestruction du lot
Dosage de refermentationPression finale compatible avec la résistance déclarée de l'emballagePesée du sucre + bouteille témoin en étuve avant libérationBlocage et retrait du lot
Corps étrangers / bris de verreAucun corps étranger ; périmètre d'isolement défini en cas de brisInspection des vides + registre de bris de verreDestruction du périmètre concerné

La pasteurisation et la filtration : limites critiques

La pasteurisation tunnel se pilote en unités de pasteurisation, une unité correspondant à une minute à 60 °C. La flash-pasteurisation travaille autour de 72 °C pendant une trentaine de secondes. La filtration stérilisante, elle, retient les germes d'altération sur membrane 0,45 µm et impose un test d'intégrité documenté à chaque utilisation.

La plupart des bières artisanales ne sont ni pasteurisées ni filtrées stérile. Conséquence directe sur votre analyse : en l'absence de traitement final, votre maîtrise repose intégralement sur le nettoyage et les barrières naturelles. Le CIP devient alors le point critique central du PMS.

L'hygiène des lignes de conditionnement et des tireuses à bière

La soutireuse et la laveuse de fûts se traitent comme des équipements critiques : cycle CIP avant chaque conditionnement, contrôle des joints, vérification de l'absence de rétention. Côté distribution, les lignes de tirage constituent un réservoir à biofilm de levures et de bactéries lactiques : nettoyage à fréquence rapprochée avec un produit alimentaire dédié, démontage et désinfection quotidienne des becs. Ce point vaut autant pour la brasserie de production que pour le bar qui l'exploite.

La traçabilité des lots et la gestion des alertes sanitaires

L'article 18 du règlement (CE) n° 178/2002 exige un pas en amont et un pas en aval. En pratique, cela suppose une fiche de brassin reliant chaque lot de malt, de houblon et de levure au numéro de brassin, puis aux lots conditionnés et à leurs destinataires professionnels. Chaque unité préemballée porte un numéro de lot, et une date de durabilité minimale est obligatoire pour toute bière titrant moins de 10 % vol.

Conservez une échantillothèque de deux à trois unités par lot jusqu'à la date de durabilité augmentée de quelques mois : c'est votre seule défense analytique en cas de réclamation. En cas de produit déjà distribué, le rappel doit être déclaré sur la plateforme RappelConso.

Un PMS de brasserie qui recopie une trame de restauration se repère en trente secondes : il parle de marche en avant et de plats témoins, et ne mentionne ni le CIP, ni le refroidissement du moût, ni la refermentation. C'est le premier motif de contestation lors d'un contrôle.
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05

Brasserie de restauration : les CCP de la cuisine et du service

Si votre brasserie est un restaurant, la logique change : vous ne fabriquez pas un produit stabilisé, vous produisez des repas consommés dans l'heure. L'obligation de formation à l'hygiène alimentaire s'applique (arrêté du 12 février 2024, qui remplace le texte de 2011 désormais abrogé) : au moins une personne formée doit être présente dans l'établissement.

Les points critiques attendus dans votre PMS restauration :

  • Réception : ≤ 4 °C pour le frais, ≤ -18 °C pour les surgelés, contrôle des DLC et de l'intégrité des emballages.
  • Stockage froid : ≤ 4 °C, séparation cru/cuit, rotation FIFO, étiquetage des produits entamés.
  • Cuisson : barème assainissant de 70 °C pendant 2 minutes à cœur, porté à 71 °C pour la viande hachée et 74 °C pour les volailles.
  • Refroidissement rapide : de 63 °C à 10 °C en moins de 2 heures, en cellule ou par fractionnement en portions de faible épaisseur.
  • Maintien au chaud : ≥ 63 °C jusqu'au service, sans jamais réchauffer un plat deux fois.
  • Préparations à base d'œufs crus (mayonnaise maison, mousse, tiramisu) : ovoproduits pasteurisés obligatoires.
Erreur la plus répandue dans les PMS de brasserie : indiquer « cuisson à 63 °C à cœur ». 63 °C est une température de maintien au chaud, jamais un seuil de destruction microbienne. Le couple assainissant de référence est 70 °C pendant 2 minutes. Un inspecteur relève cette confusion immédiatement.

Deux précisions souvent mal comprises. Les plats témoins (80 à 100 g conservés 5 jours entre 0 et 3 °C) sont une obligation de la restauration collective, pas de la restauration commerciale : ils restent toutefois vivement recommandés si vous servez des banquets ou des groupes. Et l'information sur les allergènes doit être disponible pour le client sous forme écrite, tenue à jour recette par recette. Le détail complet figure dans notre guide dédié au PMS restaurant.

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Comment rédiger le Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) de votre brasserie ?

Un PMS conforme repose sur trois piliers indissociables : les bonnes pratiques d'hygiène, le plan HACCP proprement dit, et la traçabilité assortie de la gestion des non-conformités. La relation entre les deux notions est développée dans notre page PMS et HACCP.

Les Bonnes Pratiques d'Hygiène (BPH) pour les micro-brasseries

Le plan de nettoyage et de désinfection est le cœur du dossier. Chaque cycle CIP doit être documenté : concentration de soude et d'acide, température de circulation, temps de contact, validation du rinçage final. Cette fiche, remplie et signée par cycle, est la preuve principale que vous présenterez.

Complètent le dispositif : la sectorisation des locaux (zone humide, zone de conditionnement, stockage matières sèches), l'hygiène du personnel avec tenue dédiée et protocole de lavage des mains, le plan de lutte contre les nuisibles avec plan d'appâtage et rapports d'intervention, la maintenance et l'étalonnage annuel des sondes et pH-mètres, et le contrôle de la qualité de l'eau.

Sur les drêches, un point que beaucoup de brasseurs ignorent : dès lors que vous les cédez à un agriculteur pour l'alimentation animale, vous devenez opérateur du secteur de l'alimentation animale au sens du règlement (CE) n° 183/2005 et vous devez être enregistré auprès de votre DDPP ou DDETSPP. La gestion de cet enregistrement relève de la DGAL depuis septembre 2023. Que la cession soit gratuite ne change rien.

Télécharger notre modèle de PMS spécifique brasserie artisanale

Le GBPH Brasserie validé par les pouvoirs publics existe, et il constitue une base sérieuse. Mais lisez attentivement son champ d'application : il vise la fabrication industrielle de la bière et exclut explicitement les panachés, les bières sans alcool et les bières refermentées en bouteille. Une large part des brasseries artisanales françaises se retrouve donc hors périmètre et doit construire sa propre analyse des dangers.

Pour partir d'une base structurée, consultez notre exemple de PMS complet, notre modèle de PMS ou la version PMS vierge à remplir. Le document final est disponible au format PDF, Word et Excel.

Les outils digitaux pour simplifier vos autocontrôles HACCP

Le papier reste recevable. Il est simplement coûteux en temps et vulnérable : un classeur de relevés reconstitué la veille d'un contrôle se voit. Les enregistreurs de température connectés sur les cuves de garde et les chambres froides apportent une donnée horodatée et infalsifiable, avec alerte en cas de dérive nocturne. Quel que soit le support, l'étalonnage annuel des instruments de mesure reste exigible et doit être justifié.

Notre générateur produit en une quinzaine de minutes un PMS pré-rempli avec les spécificités déclarées de votre activité : analyse des dangers, tableau des CCP, plan de nettoyage et registres d'autocontrôle. Vous complétez ensuite avec vos fournisseurs, vos équipements et votre planning. Tarif unique de 49 €, sans abonnement.

Le plus simple reste de partir d'un document déjà structuré : un plan de maîtrise sanitaire rempli pour une brasserie. Le fonctionnement et le tarif sont détaillés sur la page d'accueil, pour une brasserie comme ailleurs.

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FAQ : Questions fréquentes sur le HACCP brasserie

Quelle est la différence entre le HACCP d'une brasserie de restauration et d'une microbrasserie ?

Les deux activités portent le même nom mais relèvent d'analyses distinctes. Une brasserie de restauration applique la démarche classique de la restauration commerciale : maîtrise des liaisons chaude et froide, barèmes de cuisson, refroidissement rapide, allergènes. Une microbrasserie se concentre sur le process de fabrication (empâtage, ébullition, refroidissement du moût, fermentation, conditionnement), où le danger dominant n'est ni la Salmonelle ni la Listeria mais la flore d'altération et les résidus chimiques de nettoyage. Dans les deux cas, le Plan de Maîtrise Sanitaire est obligatoire.

Quels sont les CCP spécifiques à la fabrication de la bière ?

Quatre points ressortent systématiquement. L'ébullition du moût, seule étape réellement assainissante du process. Le refroidissement rapide du moût suivi d'un ensemencement sans délai, période durant laquelle le milieu est le plus vulnérable. Le rinçage final du nettoyage en place, qui doit garantir l'absence de résidu de soude ou d'acide. Et le conditionnement, incluant le dosage du sucre de refermentation et la gestion du bris de verre. Si vous produisez des bières sans alcool, le traitement assainissant devient un cinquième point critique incontournable.

Existe-t-il un risque de bactéries pathogènes dans la bière ?

Dans une bière alcoolisée finie, non. Le pH acide, l'éthanol, les composés du houblon et l'anaérobiose forment un ensemble de barrières que les pathogènes humains ne franchissent pas. Le risque microbiologique concerne la flore d'altération, qui dégrade la qualité commerciale sans menacer la santé. Les vrais dangers sanitaires en brasserie sont chimiques, avec les résidus de produits de nettoyage, et physiques, avec le bris de verre et la surpression des bouteilles refermentées. Les bières sans alcool font exception et exigent un traitement assainissant.

Le Guide des Bonnes Pratiques d'Hygiène Brasserie est-il obligatoire ?

Non. Un GBPH validé par les pouvoirs publics est une aide reconnue, pas une obligation réglementaire. L'obligation porte sur la mise en place de procédures fondées sur les principes HACCP, quel que soit le support méthodologique choisi. Attention toutefois au champ d'application du guide brasserie : il vise la fabrication industrielle et exclut les panachés, les bières sans alcool et les bières refermentées en bouteille. Beaucoup de brasseries artisanales devront donc bâtir leur propre analyse des dangers plutôt que d'appliquer le guide tel quel.

Comment intégrer le nettoyage CIP dans le plan de nettoyage HACCP ?

Le CIP se documente cycle par cycle, équipement par équipement. Votre fiche doit consigner la concentration des détergents alcalins et acides, la température de circulation, le temps de contact, et surtout la validation du rinçage final par mesure du pH ou de la conductivité. C'est cette dernière mesure qui prouve l'absence de résidu chimique dans le produit. Chaque fiche est datée et signée par l'opérateur. L'échangeur à plaques et la soutireuse méritent une ligne dédiée : ce sont les deux équipements les plus impliqués dans les contaminations de brasserie.

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